Jean-Michel
FOLON
Vitraux
de BURCY
1997 (5 vitraux)
l’Eglise Saint-Amand
Grande-Rue
77890 BURCY
France
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La
construction de l'église de Burcy remonte vraisemblablement
au XIIe et XIIIe siècles sous la direction de l'Abbaye
de Ferrière. L'édifice est très représentatif
des églises rurales de cette partie du Gâtinais.
Elle comporte une nef munie d'un plafond plat, et deux travées
de chur voûtées de pierres se terminant
par un chevet plat percé de trois baies. Le clocher
à bâtière est également très
typique de la région. Deux départs de voûtes
dans la nef témoignent d'un projet de reconstruction
et de voûtement non réalisé. Contrastant
avec cette belle simplicité, l'intérieur surprend
par son mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles.
L'édifice
est dédié à saint-Amand. Né en
Aquitaine vers 590, il fut évêque de Maastricht
puis évêque sans diocèse. Missionnaire
zélé, il consacra sa vie à évangéliser
les paiens dans le nord de la Gaule ce qui lui valut le surnom
d'« Apôtre des Flandres». Il accompli des
miracles et mourut vers 675.
Menacée
deffondrement en 1928, la restauration de léglise
de Burcy commence en 1932. En 1983, la Commune, le Départements
et la Région entreprennent de gros travaux de restauration.
Léglise Saint-Amand est aujourdhui redevenue
un édifice plein de charme. Son clocher de plan carré
surmonté dun toit en bâtière est
typique du Gâtinais français. A lintérieur,
lil est ravi par lharmonie des tons, mise
en valeur grâce à la lumière filtrée
par les vitraux
Et quels vitraux ! Ils ont en effet
été « maquettés » par Jean-Michel
Folon, célèbre artiste contemporain, et réalisés
ensuite par un maître-verrier de Chartres. Chaque vitrail
illustre les miracles de Saint-Amand, le terroir et les églises
des environs. Une uvre dart poétique et
lumineuse, en harmonie parfaite avec lédifice
religieux, mais aussi une preuve dattachement entre
un artiste de renommée mondiale et le village gâtinais
où il vécut. Léglise a été
inscrite aux Monuments Historiques en 1985.

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Une
église qui revient de loin...
Le
12 mars 1928, l'église paroissiale de Burcy est
fermée "pour un temps indéterminé,
le pignon sud-ouest se détache du monument et
la toiture menace de s'effondrer", ainsi le dit
l'arrêté municipal affiché sur les
deux battants de la porte d'entrée. Par les fenêtres
aux vitres délabrées, le lierre rongeur,
énorme, devenu "une des curiosités
du pays" a envahi l'intérieur et défoncé
la toiture. D'un moment à l'autre on s'attend
à un effondrement général. C'est
la "Grande pitié des églises de France"
révélée par Maurice Barrès
à la tribune de la Chambre en 1912.
En
1932 grâce à l'appel et l'action de la
communauté chrétienne et de l'association
de la Sauvegarde de l'Art français,
elle est heureusement sauvée du délabrement.
Commence alors pour elle une longue et lente période
de résurrection. Mais c'est surtout depuis 1983
que la commune accompagnée et soutenue par les
services du Département, de la Région
et de l'Etat a pu entreprendre d'importants travaux
tant sur le bâti, toiture, façades sud,
nord et est, que sur l'ensemble de son mobilier.
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Pendant
longtemps, j'ai déploré l'état de décrépitude
de notre église. J'aurais aimé disposer des
pouvoirs miraculeux de saint Amand pour la ressusciter dans
sa juvénile beauté du XIIème siècle.
Au cours des 15 dernières années, je l'ai vu
renaître peu à peu et c'est avec une profonde
satisfaction que j'ai accepté la proposition de Jean-Michel
Folon: dans mes rêves les plus fous, je n'avais jamais
espéré voir notre église illuminéepar
des vitraux créés par un artiste contemporain
et réalisés par un prestigieux maître-verrier
de Chartres!
Du sommet de notre colline, on découvre la "mer
des blés" chère à Folon, mais aussi
un nombre important de clochers piquetant le plateau du Gâtinais,
entre la vallée du Loing et celle de l'Essonne: désormais,le
clocher de Burcy doit être fier de surmonter une des
plus belles églises villageoises de la région!
Le maire de Burcy se réjouit de penser qu'au troisième
millénaire, les blés dorés continueront
à couvrir notre commune, encerclant affectueusement
l'église et ses vitraux, témoignages du talent
d'un artiste venu des grandes plaines du nord de l'Europe,
que saint Amand parcourut inlassablement, ...il Y a 1300 ans.
Albert Thomas, maire de Burcy
Délabrée
au début de ce siècle,renaissante aujourd'hui,
l'église de Burcy témoigne de l'ardeur et de
la patience de ces hommes et de ces femmes, qui de foi, qui
de culture ou d'art, ont voulu la redresser, la consolider,
la couvrir, l'enluminer. Il aura fallu des années,
de multiples volontés, de nombreuses « tranches
de travaux» et l'intervention de plusieurs corps de
métiers pour que la transformation s'opère.
Le dernier «miracle» de saint Amand est peut-être
là. Dans cette conjonction de forces diverses, dans
cette réalisation fructueuse qui unit l'Etat, la région,
le département et la commune pour le redressement d'une
petite église du Gâtinais. La pose des verrières
dessinées par Jean-Michel Folon apparaît comme
une étape supplémentaire dans ce projet commun.
La lumière transfigurée par l'art du maître-verrier
donne à lire l'histoire emblématique du saint
patron. Le ciel de France lui apporte sa couleur et magnifie
l'uvre de l'artiste offerte aux fidèles, aux
promeneurs, aux amoureux du patrimoine. Demain, d'autres restaurations
continueront. D'autres églises défigurées
attendent leurs premiers travaux, leurs artisans,leurs mécènes
et leurs artistes. L'exemple authentique de Burcy est désormais
là pour dire aussi avec ténacité et simplicité
que « c'est possible ».
Isabelle Rambaud
directeur des Archives et du Patrimoine de Seine-et-Marne
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Les
Vitraux de BURCY
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Jean-Michel
Folon
crée en 1997 à l'église Saint-Amand de
Burcy (Seine-et-Marne) - XIIe et XIIIe siècles - une
des rares hagiographies contemporaines. Dédiée
au saint patron, elle est teintée d'un motif issu de
l'iconographie médiévale, la main sortant des
nuées. Répétée dans les baies, elle
indique la volonté divine face au serpent, les uvres
du saint (arbres aux églises), ou encore son intercession
en faveur du condamné (thème du gibet). |
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Les
vitraux de l'église représentent des épisodes
marquants de la Vie de saint-Amand: un bâton planté
en terre se couvre de branches et de feuilles, le saint sauve
du gibet un condamné, le saint oblige un serpent à
regagner son antre et à ne plus terroriser le voisinage.
Le saint est symbolisé par une main perçant
des nuées.
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La
Foi est une église, c'est une cathédrale
enracinée au sol de France. La Charité est
un hôpital, un Hôtel-Dieu qui ramasse toutes
les misères du monde.
Mais sans l'espérance, tout ça ne serait
qu' un cimetière.
Charles Péguy. Le Mystère
des Saints Innocents. |
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Deux
vitraux représentant des arbres portant des
églises sur leurs branches, saint-Amand étant
également un bâtisseur d'églises.

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Ce
rôle de missionnaire et de fondateur d'abbayes,
de monastères et d'églises, Jean-Michel
Folon l'a retenu pour les deux baies du choeur. Sur
la terre de Burcy, dessinée par la géométrie
des cultures, il accroche les fondations comme des
feuilles aux arbres, en présence du saint symbolisé
par une main perçant les nuées..
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Trois
miracles accomplis par le saint ont guidé Jean-Michel
Folon. Saint Amand sauve du gibet un condamné,
il oblige un serpent à regagner son antre et
il fait fleurir un bâton-crosse, planté
en terre. Sur les trois vitraux de la nef, se déroulent
les étendues cultivées du Gatinais et
les surfaces sont animées de planètes
et d'étoiles.
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Un
jour de 1968, Jean-Michel Folon découvre une ferme
à l'abandon, à Burcy. Il s'y installe jusqu'en
1985. Il décide alors de partir dessiner dans le sud
et trouve un atelier dans le port de Monaco. La mer des blés
de la Beauce laisse la place à la mer des vagues de
la Méditerranée. De cette époque date
la série des bateaux imaginaires et des premières
sculptures en bois, sur le thème des oiseaux.
En
1992, il découvre l'art du vitrail en réalisant
une suite sur le thème de "La création
du monde" pour une chapelle privée, située
sur les hauteurs de Monaco. Ils seront réalisés
par les ateliers Loire,de Chartres. Cette expérience
lui ouvre l'univers magique de la couleur pure et de la lumière
restituées par le verre antique.
Par
amitié pour le village de Burcy, il propose au Maire,
Monsieur Thomas, de lui offrir les vitraux de l'église
du XIIème siècle du village. Une seule condition,
en forme de paiement de son travail: la suppression du château
d'eau, devenu inutile, qui abîme le site de la place
du village. La région s'y engage. Ce signe d'amitié
de la part de l'artiste, en souvenir du temps où il
y vivait, est donc double: il aura bénévolement
redonné des couleurs à l'église et un
espace au cur du village.
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LES
CINQ VITRAUX DE JEAN-MICHEL FOLON
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A
propos de création
En
matière de création contemporaine, faut-il privilégier
l'uvre du peintre-cartonnier, dont les maquettes sont
transcrites en vitrail ou celle du maître-verrier créateur
qui réalise lui-même en atelier ? Toutes les
démarches ont leurs réussites et leurs échecs,
car il y a dans les ateliers d'authentiques créateurs
et des praticiens de talent. Faut-il susciter la création
contemporaine dans les édifices anciens? Là
aussi la réponse ne peut être systématique.
Car au-delà des discussions possibles entre création
abstraite ou figurative, il vaut parfois mieux favoriser une
géométrie simple et discrète que de vouloir
faire uvre de création à tout prix. L'essentiel
est de bien établir les règles de base dès
la conception du projet et d'y associer les différents
acteurs, afin de prendre en compte l'architecture, les uvres
présentées dans l'édifice, la lumière
existante, la coloration générale souhaitée,
le programme iconographique et les choix des techniques de
vitrail. Dans le cas de Burcy, le grand talent de Jean-Michel
Folon, la réflexion et le dialogue entre tous ont permis
de réaliser une uvre d'art poétique et
lumineuse, qui s'intègre parfaitement à l'édifice
qui la reçoit.
Comment
concilier le graphisme de l'artiste, sa perception de l'espace,
de la couleur et de sa transparence avec les
contraintes imposées par l'édifice, les uvres
qu'il abrite et les impératifs dictés par la
technique du vi trail ?
De la maquette au vitrail, historique d'une création
Accord
sur le programme iconographique
Tout
naturellement l'on se tourna vers saint Amand patron de l'église,
représenté à Burcy en saint évêque
dans la statue en pierre du XVIème siècle et
le tableau refait au début du siècle dernier
pour le grand retable du choeur. Né en Aquitaine vers
590, saint Amand fut évêque sans être attaché
à un diocèse, sauf durant trois ans à
Maastricht, de 647 à 650. Missionnaire zélé,
il consacra sa vie à évangéliser les
païens, en particulier dans le nord de la Gaule, ce qui
lui valut le surnom d' "Apôtre des Flandres".
Il accomplit des miracles et mourut vers 675.
De nombreux villages et églises portent son nom. Trois
épisodes rapportés par son biographe, ont frappé
l'imagination de Jean-Michel Folon. Le saint oblige un serpent
"de grandeur remarquable" à regagner son
antre et à ne plus terroriser le voisinage, il sauve
du gibet un condamné, un bâton planté
en terre se couvre de branches et de feuilles. L'artiste propose
cinq projets aquarellés autour de ces événements
en évoquant la terre de Burcy, dessinée par
la géométrie des cultures et baignée
par la lumière changeante des saisons. Le saint est
symbolisé par une main perçant des nuées.
La surface est animée de planètes qu'affectionne
Folon. Ces maquettes sont présentées à
tous les partenaires concernés: le maire, le curé,
le maître-verrier, l'architecte des bâtiments
de France, le conservateur du patrimoine chargé d'inspection
des monuments historiques et le conservateur des antiquités
et objets d'art. Des modifications sont proposées pour
le dessin des églises des vitraux du chur et
la baie du gibet.
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Folon dessinant sur le carton, à la grandeur de la verrière.
Tous les détails comme la couleur de la plus petite pièce
de verre, la résille de plomb et l'armature métallique
seront notés. Chaque carton tracé par l'artiste
est reporté grâce à un calque sur un autre
papier fort, avec numérotation des pièces qui
découpées serviront de calibres pour la découpe
des verres à leur forme.

A l'atelier, Folon et Loire devant les échantillions
de verres soufflés dits antiques.
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Découpe de la plaque de verre selon le calibre, au
moyen d'un diamant enchâssé dans une pièce
métallique appelée sabot et muni d'un manche.

Les outils de la coupe: le calibre ou patron de chaque pièce
de verre, le diamant, le grugeoir, pince plate permettant
d'ajuster la pièce de verre au calibre.
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| Sertissage
de chaque pièce de verre dans la baguette de plomb,
dont la section est en forme de H. Les points de jonction
des différents plombs seront soudés à
l'étain sur les deux faces. Pour assurer l'étanchéité,
le panneau est enduit d'un mastic liquide, qui pénètre
sous les ailes des plombs. |
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Four
de cuisson permettant de fixer la grisaille à 600
degrés. |
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A
la demande de l'artiste, plusieurs pièces de verre
ont été modifiées lors d'une première
présentation en atelier. |
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Entre
le peintre et le maître-verrier, une étroite
collaboration en atelier
La
maquette est transposée aux dimensions réelles
des verrières sur papier fort, le carton. Folon y trace
à main levée le dessin où le plomb saisira
les différents morceaux de verre et note pour chaque
pièce les couleurs et nuances souhaitées. Chaque
panneau est reproduit sur un autre papier fort avec numérotation
des pièces qui serviront de calibres pour la découpe
des verres à leur forme. Avec Bruno Loire, l'artiste
choisit les teintes parmi la palette d'échantillons
de verres de couleur. La gamme chromatique a évolué
vers une dominante de bleus, de verts, de gris, de violets.
L'accent est mis sur la qualité du verre, le jeu des
transparences et des dégradés. Après
divers essais, le nuancier très riche est obtenu à
partir du verre soufflé dit antique, associé
à d'autres techniques.
Ont été ainsi utilisés un peu de grisaille
(peinture vitrifiable) posée sur les églises,
des verres plaqués ou doublés, gravés
à l'acide pour les effets de nuages, des verres opalescents
pour les planètes et les étoiles, des verres
dichroïques (la couleur change selon l'angle de vision)
pour les bordures, des verres mécaniques pour les motifS
imprimés en relief comme les rosaces d'églises
ou les fleurs du bâton.
Certains verres plaqués ont spécialement été
commandés à la verrerie de Saint-Just (Saint-Gobain).
Des détails comme des planètes ou des rosaces
d'églises ont été posés en chef
d'uvre (pièce de verre mise en plomb au milieu
d'une pièce plus grande). Quelques découpes
de verre furent délicates (clochers, langue du serpent)
de même l'enroulement des plombs de la crosse. Une fois
la mise en plomb terminée, l'artisan a introduit un
mastic afin d'assurer la parfaite étanchéité
des panneaux.
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La
pose dans l'église,soins et tradition
Pour
ces opérations, le maître-verrier peut faire
appel à d'autres corps de métier comme le maçon
et le serrurier. Avant la pose, il vérifie les feuillures
de pierre de la baie afin d'installer l'armature métallique.
Celle-ci se compose de barres de fer appelées barlotières
dans lesquelles sont glissés les panneaux. Une fois
les panneaux montés et ajustés, on procède
au calfeutrement des feuillures de pierre avec du mortier
et de l'armature avec du mastic. Pour assurer la rigidité
des panneaux entre deux barlotières, de petites barres
de fer rondes, les vergettes, sont fixées à
la verrière par des attaches soudées au plomb.
Certaines vergettes ont été conduites pour respecter
les détails et le mouvement de la composition.
Les
ateliers Loire
Fondés
en 1946 par Gabriel Loire, les Ateliers installés à
Lèves près de Chartres pratiquent le vitrail
depuis trois générations, avec une équipe
d'une dizaine de personnes. Ils restaurent des vitraux anciens
et se sont aussi tournés vers la création, en
accueillant plus d'une quarantaine d'artistes venus réaliser
leurs uvres aux ateliers. Que l'uvre soit figurative
ou abstraite, en dalle de verre ou verre antique, avec ou
non de la peinture sur verre, les recherches sont faites en
étroite collaboration, afin de répondre au plus
près aux souhaits et exigences de chaque artiste. Ceci
nécessite de part et d'autre une grande disponibilité
et une faculté d'innovation et d'adaptation sans cesse
renouvelée.
Les ateliers Loire avec les Editions de vitraux d'artistes
(EVTA) sont ainsi à l'origine d'une série de
vitraux signés par de grands artistes contemporains,
comme Adami, Buraglio, Combas, Licata...
Suivant en cela les règles de la diffusion de la sculpture
et de la tapisserie, ils éditent cinq tirages originaux
à partir d'un carton. Cette initiative permet à
l'amateur et au collectionneur d'accéder à l'art
du vitrail, détaché de son contexte monumental
au profit de l'univers quotidien.
En 1992, à l'occasion de la création de huit
vitraux pour une chapelle privée, Jean-Michel Folon
a découvert l'art du vitrail avec les ateliers Loire.
Cette réalisation avec celles menées en 1997
pour l'église de Burcy témoignent du dynamisme
et de l'intérêt que portent les ateliers pour
la création contemporaine.
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Extrait
de la brochure "Les vitraux de Jean-Michel Folon pour l'église
de Burcy" éditée en 1997 par Direction des
archives et du patrimoine - Conseil Général Seine-et-Marne.
Rédaction:
Conservation des Antiquités et Objets d'Art de Seine-et-Marne,
Monique Billal - Saisie: Annabel. |
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l’Eglise
Saint-Amand
Grande-Rue
77890 Burcy
Horaires
d'accueil
Madame Limodin ouvre léglise le 2e samedi de
chaque mois à 14h30.
Ouverture exceptionnelle possible sur demande (01 64 24 08
67).
Entrée
gratuite.
CARTE:
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Maps
Renseignements
:
Parc
naturel régional du Gâtinais français
Place de la République - 91490 Milly-la-Forêt
Tél: 01 649873 93 - Fax: 01 6498 71 90
E-mail:
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