Jean-Michel
FOLON
Vitraux
de Waha
2004-2006 (16 vitraux)
l’Eglise
Saint-Etienne
place de l'Eglise
6900 WAHA
[ Marche-en-Famenne]
Belgique
|
Waha,
la doyenne des églises de Belgique

©
Art-cadre.com
|
|

©
Art-cadre.com
|
| |
| |
A
quelques enjambées de Marche, s'étageant à
flan de la colline, le village de Waha, ancienne seigneurie.
Une balade sur sa ligne de crête offre une vue splendide
sur la Famenne et sur l'Ardenne forestière toute proche.
Ce
remarquable édifice datant de 1050 est entouré
de son ancien cimetière et précédé
d'un tilleul multicentenaire. Doyenne des églises romanes
de Belgique, elle est la seule à avoir conservé
sa pierre dédicatoire qui commémore la consécration
de l'église le 20 juin 1050. Elle abrite la pierre
commémorative de la signature de l'Edit Perpétuel
qui porte les armoiries de Philippe II, ainsi que les blasons
du Luxembourg et de la ville.
Une
particularité : au Moyen Age, le village possédait
deux églises, toutes proches l'une de l'autre : Saint-Martin
(abandonnée en 1798 et détruite peu après)
et Saint-Etienne (monument classé) avec sa pierre dédicatoire
du 20 juin 1050.
Cette
dernière est décrite par les archéologues
du Patrimoine comme " bâtie sur un plan roman classique
à nef centrale encadrée à l'ouest par
une tour massive à trois niveaux, au nord et au sud
de collatéraux et terminée à l'est par
un chur à chevet plat".
Plusieurs
statues en bois l'ornent depuis le 16e siècle, dont
un calvaire et une sainte Barbe attribués au "
Maître de Waha."
|
|
|
| |

©
Art-cadre.com
|

© Art-cadre.com
|
| |
|
|
| |
|
| |
©
Art-cadre.com
| |
Les
Vitraux de Waha
En
2003 Jean-Michel Folon réalise six grands vitraux
pour l’Eglise Saint-Etienne du 11 ème siècle,
de Waha près de Marche-en-Famenne et Durbuy.
En
juin 2006 dix nouveau vitraux inédits signés
par l'artiste complète la série de six vitraux,
que les visiteurs peuvent admirer dans la basse nef de l'église
depuis juin 2004.
|
|
|
| |
|
|
|
| |
La
dernière uvre de Jean-Michel Folon est visible
à l'église Saint-Etienne de Waha. : six grands
vitraux illustrant le martyre de saint Etienne, patron de
la paroisse et dix autres représentant le ciel bleu
dans lequel évoluent des oiseaux.
Un montage audiovisuel présente le témoignage
de l'artiste sur la fabrication des vitraux, ainsi que quelques
commentaires sur les pièces majeures du patrimoine
de l'église. |
|
|
| |

|
LES
SIX VITRAUX DE JEAN-MICHEL FOLON
|
|
| |
Jean-Michel
Folon a accepté de réaliser quelque chose d'assez
exceptionnel pour lui : la conception de vitraux. Pour cela
il s'est laissé inspirer par l'histoire de saint Etienne,
patron de l'église.
Il
a recherché comment il fut représenté
dans l'iconographie classique et s'est attelé à
peindre six esquisses sous forme d'aquarelles. Les Ateliers
Loire à Lèves près de Chartres, qui collaborèrent
déjà avec lui, ont été choisis
pour réaliser la partie technique de l'uvre.
Tout un art !

On
ne connaît pratiquement rien de l'histoire de saint
Etienne. Seul le livre des Actes des Apôtres nous en
parle en rapportant qu'il fut choisi comme un des sept premiers
diacres et peu de temps après devint le premier martyr
chrétien.
|
|
|
| |

Saint Etienne allaité par une biche blanche |
1.
Saint Etienne allaité par une biche blanche
"
Il trouva l'enfant allaité par une biche blanche
" (*) Une légende raconte qu'Etienne, le jour
même de sa naissance, fut ravi par Satan et déposé
à la porte d'un évêque nommé Julien.
Quelle ne fut pas la surprise de l'évêque, sortant
de chez lui, de découvrir l'enfant allaité par
une biche blanche !
On
parle bien de légende car certains détails mettent
à mal l'histoire : il n'y avait pas d'évêque
au temps d'Etienne. Comme bien des légendes, le récit
veut simplement mettre en évidence le côté
exceptionnel du personnage central.
|
|
2.
La condamnation d'Etienne
"
Au sud du transept de Notre-Dame de Paris (XIIIe s.) :
les juges, coiffés d'un bonnet pointu, écoutent
avec irritation en se bouchant les oreilles et le font lapider
" (*). Le texte du livre des Actes des Apôtres,
au chapitre 7, verset 54, dit : " Ces paroles les exaspérèrent
et ils grinçaient des dents contre Etienne. [
]
Ils poussèrent de grands cris, en se bouchant les oreilles
".
|

La condamnation d'Etienne
|

Etienne prie le ciel |
3.
Etienne prie le ciel
"
Saint Etienne est assisté par un ange souffleur
ou par la colombe du Saint Esprit " (*). Le texte
du livre des Actes dit : " Mais lui, rempli de l'Esprit
Saint, fixait le ciel : il vit la gloire de Dieu ".
Le
tympan de Notre-Dame de Paris (XIIIe s.) et un vitrail de
Chartres représentent Etienne, discutant avec les docteurs
juifs, assisté par un ange-souffleur derrière
lui ou par la colombe de l'Esprit Saint qui plane au-dessus
de sa tête.
|
|
4.
La lapidation d'Etienne
"
Cette grêle de pierres aurait fait au martyr l'effet
d'une douce pluie de flocons de neige " (*). Saint
Grégoire de Nysse (IVe s.) décrit ainsi la lapidation
d'Etienne. Le texte du livre des Actes rapporte simplement
: " Ils l'entraînèrent hors de la ville
et se mirent à le lapider ".
Jean-Michel
Folon parle de cette citation imagée comme ce qui l'a
le plus interpellé dans l'histoire de saint Etienne.
|

La
lapidation d'Etienne |

La couronne de gloire |
5.
La couronne de gloire
"
La main divine apparaît dans le ciel pour apporter
au martyr la couronne ". En grec, le nom d'Etienne
signifie " couronne " (*). Dans l'Antiquité,
la couronne de gloire est celle qui est remise aux vainqueurs
après l'épreuve. Etienne sort vainqueur de ce
combat injuste avec ceux qui le condamnent. Toujours le même
tympan de Notre-Dame de Paris (XIIIe s.) présente la
Main divine apparaissant dans le ciel pour apporter au martyr
la couronne qui fait allusion à son nom.
|
|
6.
Les trois calices
"
L'un des vases d'or contenait des roses rouges. Les deux
autres, des roses blanches. Le vase de roses rouges marque
le cercueil de saint Etienne qui seul a mérité
la couronne du martyr " (*). Le livre des Actes cite
qu'en pleine persécution des premiers chrétiens,
des hommes pieux ensevelirent Etienne.
La
tradition rapporte que, quatre siècles plus tard, on
a retrouvé dans sa sépulture trois vases d'or
et un d'argent. L'un des vases d'or contenant des roses rouges,
les deux autres des roses blanches. Le vase de roses rouges
symbolisant le cercueil d'Etienne. Ainsi Etienne fut parfois
suggéré par un vase de roses rouges pour dire
sa dignité de martyr.
|

Les trois calices |
|
|
(*)
Phrases qui ont inspiré Jean-Michel Folon pour la réalisation
des vitraux et qu'il avait notées sur ses aquarelles.
Extrait
de la brochure " Waha 1050 - L'église Saint-Etienne,
bijou de l'art roman mosan " éditée par
l'asbl " Les Amis de l'église de Waha " (en
vente au prix d' 1,00 €).
(Source
texte : Maison du Tourisme de Marche et Nassogne).
|

|
|
l’Eglise
Saint-Etienne
place de l'église
6900 WAHA
Eglise
ouverte tous les jours de 9 h à 18 h.
CARTE:
Google
Maps
Visite
guidée (en français, néerlandais,
anglais) pour groupe (max. 25 pers.) sur réservation.
Accessible aux personnes à mobilité réduite.
Renseignements :
Maison
du Tourisme de Marche & Nassogne asbl
Place de l'Etang, 15 - 6900 Marche en Famenne
Tél.: +32(0)84 34.53.27 - Fax : +32(0)84 34.53.28
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
www.maisontourisme.nassogne.marche.be
Royal Syndicat d'Initiative asbl
7, Rue des Brasseurs - 6900 MARCHE-EN-FAMENNE
Tél.: 084/31 21 35, fax : 084/32 31 09
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
www.marche-tourisme.be
|
|
|
|
|